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 Love Earth - A Prescription Sentiment

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Xena
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MessageSujet: Love Earth - A Prescription Sentiment   Mar 29 Déc - 18:37

J'ai commencé à écrire une petite nouvelle pour mes cours et j'aimerai beaucoup que vous me donniez un avis Very Happy

Love Earth - A Prescription Love


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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Mar 29 Déc - 18:39

Prologue


« Tu es toute ma vie...
Je t'aime depuis la première fois où nos regards se sont croisés.
Dis le moi encore...
Je t'ai....
Pas avec des mots, avec le regard... »

Soudain, il y eut un bref silence et il me regarda avec une telle intensité que je ne pus m'empêcher de le serrer encore plus fort dans mes bras. Je sentais les siens autour de ma taille, la chaleur de son corps se fit plus intense et son souffle chaud sur ma nuque provoquait en moi des frissons de plaisir.

« Tu le dis tellement bien...
Ce n'est rien comparé à ce que je ressens tout au fond de moi.
Et encore moins comparé à ce que je ressens moi.
Personne ne peut aimer quelqu'un autant que je t'aime.
Tu l'as devant toi...
C'est impossible, disait-il.
Je vais te le prouver... »

Nous nous dirigions ensemble vers la chambre, je lui tenais la ceinture. Soudain, je le plaquai contre le mur, je lui donnai un tendre baiser tandis que lui retirait ma chemise, la nuit pouvait commencer...

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Mar 29 Déc - 18:41

Chapitre 1

Mon nom est William Slote, je suis écrivain de métier, peu payé, mais très apprécié. Je suis marié à une sublime personne. Son nom ? Alicia. Nous sommes en couple depuis sept ans, marié depuis quatre. Je l'aime profondément, elle est la femme de ma vie et je sais que je resterai avec elle jusqu'à ma mort. Me décrire ? Cela n'est pas d'une très grande importance, l'apparence ne compte que pour les gens superficiels et impropres à la beauté intérieur, la seule et vraie beauté ; le reste n'est que simple banalité.

En cette journée du 5 décembre 1993, j'étais dans mon salon pour travailler mon nouvel ouvrage dont je n'avais pas encore trouvé de titres. Ma femme était partie pour un rendez-vous avec un de ses clients, car elle était avocate. Je m'occupais donc d'écrire mes lignes quand tout d'un coup, j'entendis le téléphone sonner. Je ne répondis pas, car j'avais eu beaucoup de mal à trouver l'inspiration et je ne voulais en aucun cas le perdre, car j'avais un rendez-vous avec mon nouvel éditeur. Je ne fis donc plus attention aux sonneries incessantes, quelqu'un devait sûrement avoir quelque chose d'important à me dire.

Plusieurs minutes plus tard, j'entendis les voisins du dessus se disputer encore et toujours. Depuis que nous habitons ici, ce qui remonte à environ un an et demi, chaque semaine nous entendons au moins trois disputes, parfois assez violentes. J'entendis une porte claquer et des pas dans les escaliers. Un homme monta dans sa voiture et la fit démarrer. Il était suivi par une femme du même âge. La voiture s'éloignait de plus en plus, la femme, quant à elle, rentra chez elle en pleurant et en criant. Quelques secondes plus tard, j'entendis un bruit strident. La femme avait jeté un vase par la fenêtre, juste en dessous de la mienne. Comment me concentrer avec un tel vacarme ?

Je me remis donc au travail et j'entendis alors la voiture de ma femme arriver dans l'allée commune. Elle avait un bruit assez reconnaissable car le moteur faisait des petits cliquetis toutes les deux secondes. Alicia descendit de la voiture, ses talons-hauts résonnèrent très distinctement sur la pierre que composé la cour. Elle entra dans le hall, ouvrit la porte de l'entrée puis il y eut un bref silence. Soudain, elle se mit à marcher plus vite et plus fort et j'entendais un léger râlement à travers la porte. Elle entra dans la pièce, je ne le regardais pas. Elle se posta ensuite devant moi, je levais les yeux, elle paraissait vraiment très en colère...

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Mar 29 Déc - 18:43

Chapitre 2


e replongeais mon regard sur mon travail. Je ne voulais pas me disputer avec Alicia et j'étais pressé. Je devais finir mon extrait pour un rendez-vous qui avait lieu dans une heure. Elle ne bougea pas, je sentais son regard posé sur moi. Je fis semblant de ne rien voir, mais elle commença à tapoter du pied par terre. Ce bruit de talons-haut sur le carrelage du salon, elle savait qu'il m'énervait au plus au point. L'inconvénient d'être marié, c'est que votre moitié connait tous de vos faiblesses. Je n'avais donc pas d'autres choix que de lui prêter attention.

« Oui chérie, dis-je sur un ton légèrement sarcastique
- Te rappelles-tu de ce que je t'avais demandé avant de partir ?
- Je devrai ? Si je ne me souviens pas, c'est que cela ne devait pas être important...
- Va dans la cuisine et tu comprendras.
- Tu vois bien que je suis occupé chérie, j'ai rendez-vous dans peu de temps pour mon nouveau bouquin, je n'ai pas encore fini mon extrait.
- De toutes façons, ces temps-ci tu accordes plus d'importance à ton bouquin qu'à moi... »

Je me levais de ma chaise, je la regardai dans les yeux qui étaient légèrement humides de larmes. Je pris son visage entre mes mains et je lui donnai un langoureux baiser. Je sentis une de ses jambes se lever et qui vint se poser sur ma cuisse, je me mis alors à sourire. Je mis fin à notre baiser puis je la regardai, elle avait également le sourire aux lèvres.

« Rien ne sera plus important que toi dans mon monde.
- Tu me le jures ?
- Bien sûr que oui !
- Alors...nous pourrions peut-être aller en haut et....
- Je dois finir mon livre chérie.
- Dommage pour toi...
- Comment vas-tu payer tes vêtements de marques si je ne gagne plus d'argent ? Tu as beau avoir un salaire assez conséquent, tu ne pourras pas économiser assez, dis-je en souriant.
- Si tu me prends par les sentiments, je te laisse travailler mon amour.
- Qu'est-ce que j'étais censé faire au fait ?
- La vaisselle, dit-elle en riant et en partant vers la cuisine. »

Je me rassis sur ma chaise et finissais mes lignes manquantes. Lorsque la dernière ligne, le dernier mot, le dernier point furent mis, j'imprimai mon travail et je le mis avec les autres pages. En tout, il devait y avoir, globalement, cinquante pages. Je glissais cela dans une pochette, puis dans mon attaché-case et je lançai un petit "à plus tard ma chérie" à Alicia et elle me gratifia d'un petit "bonne chance pour ton rendez-vous".

J'avais rendez-vous dans un café-bar à dix minutes de chez moi. Quelle aubaine, car je me rendis compte que j'étais en retard de cinq minutes déjà. Je profitais du chemin pour me rendre plus présentable. Je rajustai ma cravate, arrangea ma coiffure quand je passais à coté d'une vitrine et ajuster mon costume à mes épaules. On aurait pu croire que je me rendais à un rendez-vous galant. J'arrivai au café, je regardai si un homme seul attendait quelqu'un était ici et n'en voyant pas, je m'installai à un endroit où l'on pourrait parler à peu près tranquillement....

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Mar 29 Déc - 18:44

Chapitre 3

J'attendais, encore et encore, dans ce bar malodorant. La puanteur de tabac mélangé à celui du renfermé me donnait la nausée. Je me demandais pourquoi l'éditeur (je ne connaissais rien de lui, même pas si c'était un homme ou une femme). J'appelai une des serveuses et je commandai un café. Je regardai ma montre, cela faisait à peine sept minutes que j'attendais, j'avais pourtant l'impression que cela faisait deux fois plus longtemps que j'étais ici. La serveuse revînt avec ma commande que je le bus d'une seule traite, car j'étais vraiment impatient que l'objet de ma venue arrive.

Soudain, quelqu'un arriva dans ce bar. Il avait une grande barbe blanche emmêlée, un manteau enfin...plutôt une veste de jogging délavée verdâtre et tachée de marron dans le dos. Il avait l'air de chercher quelqu'un. Il regarda vers ma direction, il sourit et il s'avança vers moi. Je ne pus m'empêcher de penser "Oh non pitié pas lui". Au bout du compte, il alla s'asseoir à la table juste derrière moi avec un autre homme avec un cigare à l'odeur forte qui me piquait la gorge. Il s'installa juste derrière moi, il dégageait une odeur encore plus atroce que la puanteur ambiante de ce bar. Ce fut une odeur d'un vieil alcool fermenté sur ces vêtements et sa barbe avec une petite touche de cendres froides et de transpiration. Plus le temps passa, plus je me demandais si je ne m'étais pas trompé d'endroit...

Un autre homme entra, lui aussi avait l'air de chercher quelqu'un. Il était beaucoup plus soigné que son prédécesseur. Il avait dans l'une de ses mains une petite besace en cuir marron clair avec des documents qui dépassaient légèrement. Il scruta le bar du regard en commençant par le coin opposé de là où j'étais. Quand il arriva à ma hauteur, il me regarda et me questionna du regard. Nous restions comme ça, au moins une bonne minute et je compris de suite que c'était lui. Je me levais donc de ma chaise pour aller l'accueillir comme il se doit. J'ajustai mon veston, mes cheveux et je retroussai mes manche pour la poignée de main. Je remarquai qu'il fit de même.

« Êtes-vous bien M. Slot, dit-il en me voyant approcher.
- Je suppose aisément, puisque vous connaissez mon nom, que vous êtes mon nouvel éditeur.
- Si toutefois votre livre m'intéresse.
- Bien entendu... ».

Nous nous serrâmes alors la main. Malgré la fraîcheur régnante dehors de ce bar, il avait la main chaude. Je l'invitai à ma table, près de l'homme "tabatière", je ne comprenais toujours pas pourquoi le rendez-vous était dans cet endroit. Il n'y avait qu'un seul moyen de le découvrir.

« Pourquoi avoir choisi cet endroit ? Ce n'est pas la meilleure place pour négocier un contrat.
- J'en suis conscient, mais comme je ne savais pas à quoi vous ressembliez, je me suis dit que je vous reconnaîtrai facilement parmi ces ivrognes.
- Si seulement ils n'étaient que des ivrognes...
- Que voulez-vous dire ?
- Oh laissez tomber...euh...je ne connais pas votre nom
- Richards, Stephen Richards.
- Très bien M. Richards, voulez-vous un café ?
- Plus tard, voyons votre travail... »

Je mis mon sac sur mes genoux et je fouillais dedans. Je levai les yeux et je voyais Stephen qui regardait autour de lui. Il avait des cheveux assez courts, des lunettes qui mettaient en valeur ses yeux bleus. Il avait une carrure assez imposante, c'était un habitué de la salle de musculation sans doutes. Je n'arrivai pas à détacher mon regard de son visage, il était...fascinant. J'étais si préoccupé par cette fascination que je mis du temps à reprendre mes esprits et remarquer que lui aussi me regardai, mais avec un air interrogateur. Je me sentais ridicule de l'avoir fixé comme ça, il me demanda ce qui se passait, je m'excusai. Je cherchai encore mes documents et je parvins enfin à le trouver. Je les sortis de mon sac et les lui tendit. Il étudia mes documents, moi je l'étudiai lui, je continuais mon observation. Nous restions silencieux durant dix minutes, puis il prit la parole et me retira de mes pensées.

« Je dois avouer que l'intrigue est assez innovante. Je pense qu'en retravaillant légèrement le style, ce livre fera un bon best-seller.
- J'en conclus donc que mon livre vous plaît.
- Par conséquent, j'accepte de publier votre ouvrage.
- C'est vrai ?! Oh merci M. Richards, si vous saviez comment cela me comble de joie !
- Appelez-moi Stephen, ne soyons pas aussi formel. Nous allons travailler ensemble désormais.
- Très bien...Stephen.
- Je ne connais pas votre prénom...
- William, dis-je en souriant.
- Je voudrais bien un café maintenant, dit-il en souriant également. »

J'appelai la serveuse et commandai un café et cet instant précis, je ne pus m'empêcher de lui lancer un sourire de gratitude et je sentais que mon visage chauffé. J'étais sûrement en train de rougir....

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Mar 29 Déc - 18:45

Chapitre 4

Après mon entrevue avec Stephen, je rentrai chez moi. J'entrai dans le salon, je voyais Alicia allongé sur le canapé en train de regarder une nouvelle fois un de ses films à l'eau de rose, avec cette boîte de mouchoir sur la petite table, prête à être assaillit par les coups de tristesse de ma femme. Je ne voulais pas la déranger et je ne voulais pas non plus regarder ce film. Je me dirigeai vers ma chambre, jetai mon veston sur le lit et remarqua que l'odeur pestilentielle de ce bar s'était imprimé dans le tissu et par conséquent sur ma peau. Je me dirigeai donc vers la salle de bain et pris une douche. Je me débarrassai donc de mes vêtements, je les jetai dans la corbeille à linge salle, j'ouvris le robinet d'eau chaude et quelques secondes plus tard, je sentais déjà la vapeur sur ma peau. Je desserrai la ceinture de mon pantalon, je dégrafai les boutons et je le retirai, suivi de mon boxer. Ma supposition s'était révélée juste, je sentais le tabac froid à plein nez ! Je baissai le robinet d'eau chaude pour rajouter de l'eau froide, je rentrai dans la douche et je me détendis tellement que je m'assis dans la baignoire au lieu de rester debout.

Mon esprit partait ailleurs, je restai dans cette position durant quelques minutes puis je repris conscience de la situation, je me levai et commençai à me savonner de la tête aux pieds. Je me sentais apaisé et l'odeur de tabac commençait à partir de moi. Je mis le shampoing sur mes cheveux et une fois fini, j'accrochai le pommeau de douche au mur, puis je m'appuyai sur le mur avec mes mains et laissai l'eau couler sur ma tête, puis mon dos, mon bassin, mes cuisses, mes mollets puis aux pieds. Je repensai à Stephen et à cette sensation que j'avais ressentis en le voyant. J'avais déjà ressenti cette sensation auparavant, mais ça ne pouvait pas être ça, je suis un homme, lui aussi, ça ne pouvait sûrement pas être ce que je pensais. Je repensai aussi à son visage, son corps et même ses mains lorsqu'il prenait la tasse de café chaude. Soudain, je sentis des mains froides me parcourir le ventre, je ne pus m'empêcher de sursauter.

« - Ca ne va pas chéri ?
- Je ne t'ai pas entendu arriver.
- Oui, j'ai bien vu que tu étais ailleurs. Ton rendez-vous s'est bien passé ? Est-ce qu'il a accepté de publier ton livre ?
- Oui il a accepté, c'est une bonne nouvelle.
- Ca n'a pas l'air de t'enchanté plus que ça....
- Non ce n'est pas ça, je suis préoccupé...
- Par quoi ?
- Ce n'est rien d'important.... je n'arrive pas à trouver un titre pour mon histoire...
- En effet ce n'est pas important chéri, ce n'est qu'un titre, tu le trouveras bien ne t'inquiètes pas.
- Merci... je t'aime.
- Moi aussi... »

Je me retournai et je l'embrassai tendrement. Je sentis son coeur battre contre le mien, il s'emportait. Elle resserra son étreinte et je fis de même. Ma bouche descendis sur son cou et elle pencha la tête en arrière. Elle leva sa jambe droite et la posa sur mon bassin, je la plaquai contre le mur et commençai mes va-et-viens en elle. L'eau continuais de couler, faisant que monter la température de cet instant. Je sentais ses doigts qui parcouraient mon dos puis descendaient de plus en plus, m'encourageant à me faire plus violent, ce que je fis. Je continuai de l'embrasser et nos respirations se faisaient de plus en plus rapides et fortes. Je savais que j'avais de la chance d'avoir une femme comme elle qui m'aimait de tout son coeur et de tout son être. Je réalisai enfin quelle était la vraie richesse du monde d'aujourd'hui...

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Lun 1 Fév - 23:26

Chapitre n°5

Deux semaines s'écoulèrent depuis ma première rencontre avec Stephen. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j'avais une certaine hâte de le revoir. Durant ces jours qui, plus ils passaient et plus ils s'éternisaient, je travaillai sur mon roman: j'ai écrit deux ou trois chapitres et travaillé un peu plus les anciens. J'avais envie qu'il soit content de mon travail, non pas parce qu'il est celui qui allait le produire, mais pour une autre raison totalement inconnue. Je me rendais bien compte que je délaissais un peu ma femme au profit de mon travail, mais cela devenait presque une addiction, une drogue ! J'avais l'histoire qui se déroulait dans ma tête, des idées d'intrigues et de rebondissements divers, toutes aussi bonnes à travailler que les autres et tout cela venait à profusion, au point même que je me demandais si je n'allais pas écrire une suite. En quelques sortes, Stephen m'a beaucoup inspiré, car depuis notre première rencontre, je n'ai jamais passé autant de temps à travailler.

Un jour, une fois l'un de mes chapitres terminés, je décidai donc de l'appeler pour un rendez-vous professionnel, histoire de voir ce qu'il pensait de l'avancement de mon roman. Je pris mon carnet où je note tous mes numéros, que ce soient d'amis ou des collègues et je composai son numéro. Il y eût deux sonneries et une femme répondit :

« Allô ?
- Oui, bonjour madame, est-ce que je pourrai parler à Mr Richards s'il vous plaît ?
- Je suis désolé, mais Mr Richards n'est pas ici pour le moment, puis-je prendre un message ?
- Est-ce que vous pourriez lui dire de me rappeler sur ce même numéro je vous prie ?
- Bien sûr, c'est de la part de qui ?
- Je me nomme William Slot, un de ses clients.
- Très bien Mr Slot, je lui transmettrai votre message.
- Veuillez m'excuser, mais...à qui ai-je l'honneur de parler ? Excusez-moi si je vous parais indiscret.
- Je suis Mme Richards.
- Très bien, merci beaucoup madame, au revoir.
- Au revoir Mr Slot. »

Je raccrochai, puis je me dirigeai vers la cuisine. Je devais me racheter auprès d'Alicia de toutes ces "absences". Je décidai de lui concocter un petit repas romantique et de la traiter comme une reine quand elle serait de retour de son travail. Durant près de deux heures et quelques minutes, tablier accroché et spatule dans la main droite ainsi qu'un gant de protection à la main gauche, je réussis à finir mon repas. Cela tombait bien, car j'entendis les talons-hauts d'Alicia se rapprocher. Je me dirigeai en trombe devant la porte et une fois qu'elle fut derrière la porte en cherchant ses clés, je lui ouvris la porte et lui demandai de fermer ses yeux.

Quand nous arrivâmes dans la salle à manger, elle ouvra ses yeux et elle poussa un grand cris d'émerveillement. Elle se retourna et me demanda la raison de tout ceci, je lui répondis simplement parce que je l'aimais. Il ne dit mot pendant près de deux minutes, elle était sous le choc. Je la fis s'asseoir à la table, comme un vrai serveur de restaurant chic le ferait et je lui présentais l'entrée. La totalité du repas se passa sans que nous nous en rendions compte, jusqu'à ce que le téléphone sonnât. Je décrochai, la voix de Stephen résonna :

« Allô ? William ?
- Oui Stephen, dis-je sur un ton impatient.
- Ma femme m'a passé le message comme quoi tu voulais que je te rappelle, donc me voilà.
- Oui merci de m'avoir rappelé. Je voulais seulement savoir à quand était notre prochain rendez-vous. Je suis disponible n'importe quand, donc de ce coté-ci, il n'y a pas de problème.
- Hum....attend je regarde dans mon agenda ... ... ... ... le mieux serait vendredi prochain, au restaurant « Le Giroflé » ? Tu connais ?
- Oui c'est à deux pas de chez-moi. Vers quelle heure ?
- Est-ce que...18h te conviens ?
- Très bien j'y serais.
- Très bien, dans ce cas je te laisse, ma femme et moi sommes de sortie ce soir, je te dis donc à vendredi William...
- C'est d'accord, à vendredi, au revoir Stephen ! »

Je me dirigeai vers la salle à manger où Alicia commença à débarrasser la table. Je lui demandai de s'asseoir et de me laisser faire, elle était "la reine de la soirée, une reine ne bouge pas le petit doigt", lui dis-je. Je lui racontai alors mon rendez-vous, je fis la vaisselle pendant qu'elle prenait une douche. Une fois mon travail fini, Alicia et moi allâmes nous coucher ensemble, le monde des rêves me tendait les bras, prêt à m'accueillir.

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Dim 7 Fév - 0:23

Chapitre n°6

Quelques jours passèrent et celui dont j'attendais impatiemment la venue fit son apparition. Je m'étais levé tôt ce jour-là. Moi qui suis d'habitude quelqu'un qui traîne le plus possible au lit, ce matin-là j'étais le premier, à la grande surprise d'Alicia. Ma femme a d'autant plus été surprise quand elle me vit arriver avec un grand plateau avec dessus deux bols, des tartines, de la confiture et des serviettes. J'étais heureux ! Heureux de vivre, de faire un travail qui me passionne, d'aimer et surtout d'être aimé par une femme exceptionnelle. Si quelqu'un m'avais proposé les plus beaux trésors que la terre possédait, je n'aurai changé ma place avec personne...

Une fois qu'Alicia eût mangé son "cadeau de la matinée", je me levai et allai prendre un bain. J'étais excité, tendu aussi et un bon bain bien chaud me détendrai sûrement. Du moins c'est ce que je pensais, mais même allongé dans l'eau bouillante, mon état d'esprit restait le même. Soudain, je sentis un courant d'air froid dans ma nuque. C'était Alicia qui avait ouvert la porte. Cette dernière, une fois déshabillé, entra dans la baignoire. Je lui laissai de la place derrière moi et elle commença alors à me masser les épaules, ce qui me fit un grand bien et me détendit un petit peu.

« Tu es tendu aujourd'hui chéri !
- Oui je sais, c'est à cause de mon rendez-vous de tout à l'heure avec Stephen.
- Mais, s'il a accepté de publier ton livre, quel est le problème ? Pourquoi tu es comme ça ?
- Je ne sais pas, je suis nerveux. Comme quand nous avions eu notre premier rendez-vous tu te souviens ??
- Si je m'en souviens ? Je te rappelle que ma robe blanche à encore garder la tâche de vin, dit-elle en riant. Mais dit-toi que ce n'est pas un rendez-vous galant et tout ira bien, à moins que tu ne veuilles me quitter pour lui.
- Je ne pourrai jamais te quitter, tu le sais. Merci chérie, cela dit en passant... »

************************************

L'après-midi passa avec une lenteur déconcertante. Les secondes paraissaient des minutes, les minutes paraissaient des heures et les heures paraissaient des jours. Je regardai la télévision, rien de bien ne passaient ; je lisais un livre, je n'arrivai pas à me concentrer pour pouvoir l'apprécier ; j'écrivais, ce fut une page blanche. Rien ne pouvait m'occuper l'esprit ! Stephen, je repensais à lui : ses yeux, ses traits, ses mains et son sourire. J'avais une grande fascination pour cet homme, sans que je ne sache pourquoi.

Les heures passaient, passaient encore, puis enfin, il ne restait plus qu'une trentaine de minutes avant le rendez-vous avec Stephen. Je me levai, allai dans la salle de bain pour me coiffer convenablement, mis du parfum haut-de-gamme et enfin passer un petit coup de brosse sur mon pantalon noir plein de poils blanc de mon chat. J'enfilai mon manteau et je me dirigeai vers le restaurant, une dizaine de minutes me séparaient de lui, je serai donc un peu en avance mais, comme on dit, mieux vaut être en avance qu'en retard !

J'entrai dans le restaurant et je me dirigeai vers la table que le serveur m'indiqua lorsque je lui dis le nom de la réservation. Là, Stephen m'y attendais déjà. Je m'attendais à ce que je sois seul, histoire de me préparer un peu, mais le temps était vraiment raccourcit pour le coup. Seulement dix mètres me séparaient de lui. Mes mains commencèrent à devenir moites, ma gorge serrée et une légère perle de sueur commençai à se former sur mon front. Mais pourquoi je me mettais dans ces états pour un simple rendez-vous d'affaire ?!

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Ven 26 Fév - 0:25

Chapitre 7 :

Je me rapprochais de la table où se trouvait Stephen, il ne m'avait pas encore aperçut. J'avais la gorge aussi sèche que le Sahara, les mains aussi moites que la forêt amazonienne est humide et j'avais chaud comme si j'étais en enfer. Stephen regardait la carte des vins et plus je me rapprochais, moins j'allais vite. Le restaurant qu'il avait choisi était assez kitch. Les murs étaient rouge opéra, ce qui allait très bien avec les nappes bordeaux et les serviettes roses pâles. Il y avait un orchestre qui jouait le Prélude de Bach au violon, on se serait cru dans un restaurant étoile cinq étoiles, alors qu'il en avait seulement trois. Stephen, quant à lui, portait un costume très élégant praline avec une chemise blanche et une cravate rouge bordeaux, ainsi qu'un pantalon beige foncé.

Soudain, il m'aperçut. Il m'esquissa un sourire, je le lui rendis. Je remarquais que son costume, ainsi que la couleur ambiante de la pièce où nous nous trouvions mettaient son regard d'un vert persan en valeur. Je le saluai poliment d'une poignée de main, il se leva. Je me sentais bien peu de choses comparé à lui avec mon jean noir, ma chemise noir corbeau et ma veste grise. Il était si élégant, moi je ressemblais à un vieux qui venait de sortir de son hospice. Stephen me proposa une boisson car il avait déjà commandé la sienne, il avait l'air d'avoir chaud lui aussi. Le serveur arriva, je lui demandai de m'apporter une carafe d'eau bien fraîche pour nous deux. Il avait un air dans ses yeux que je n'arrivai pas à déchiffrer, il semblait abattu, mais il essayait de le cacher.

" Qu'est-ce qui ne va pas Stephen ? Tu as l'air si...désemparé. Quelque chose ne va pas ?
- Oh ne t'en fais pas, rien de grave. C'est ma femme et moi, comme tu as pu le sentir quand elle t'a répondu, elle est assez en colère depuis quelques temps.
- Non je n'avais pas spécialement remarqué, mais si je peux faire quelque chose, dis-le-moi. Nous pouvons remettre ce dîner à plus tard si tu le souhaites.
- Je crois que de ce coté-ci, ton aide ne me sera d'aucun utilité, dit-il alors sur un ton grave en me fixant dans les yeux et je dois avouer que je ne comprenais pas pourquoi. Ce dîner me permettra de me changer les idées."

Sa dernière phrase était subitement passé du ton grave à un ton plus joyeux, je décidai de ne pas lui gâcher la soirée donc je n'ai pas insisté davantage.

Plus tard, nous avions alors commandé notre repas de la soirée, le serveur arriva avec nos assiettes. J'avais commandé un rôti de biche avec une sauce au vin, Stephen avait choisi le hommard avec une sauce au citron et à la crème. Le serveur arriva quelques secondes plus tard avec, cette fois, une bouteille de vin "Chateau de la Cour 1987", l'un de mes vins préférés (celui de Stephen aussi je présume, car c'était lui qui l'avait commander). Nous commençâmes alors à discuter de mon livre : son intrigue, ses personnages, leur avancé psychologique et aussi de leurs relations. Cette discussion, toutes ces choses, étaient si banales entre un auteur et son éditeur que nous ne pouvions faire autre chose que de sourire mutuellement. Lui et moi étions sur la même longueur d'ondes, je passais un très bon moment en sa compagnie.

Lorsque nous finassâmes nos assiettes et qu'arriva le moment du dessert, Stephen changea complètement de sujet et nous commençâmes alors à discuter de nous, de nos vies et d'autres choses du genre.
"Es-tu accompagné dans la vie William ?
- Oui, je suis marié à la plus charmante des femmes que la terre puisses porté. Elle s'appelle Alicia.
- Que fait-elle dans la vie ?
- Elle est avocate pour tout ce qui concerne les divorces et autres choses en rapport avec les couples.
- Oh très intéressant...
- Et la tienne ? Dans quel métier excelle-t-elle ?
- Elle est institutrice dans une école pour les enfants en difficultés. C'est vraiment quelqu'un d'exceptionnel, elle a un coeur en or, toujours prête à se donner corps et âmes pour ce qu'elle estime juste.
- Alors, pourquoi cette querelle ?
- ...
- Pardon, excuse-moi je ne voulais pas... c'est sorti tout seul.
- Ce n'est pas grave, je te dirai ce qui s'est passé quand nous sortirons d'ici. »

Sur le moment, je ne comprenais pas pourquoi il voulait attendre la fin de notre repas. Je ne posai, cependant, aucune question. J'avais très peur de heurter sa sensibilité en lui posant la même question. Nous terminâmes notre repas en silence. Il avait pris un gâteau au chocolat et moi un cheese-cake avec un coulis aux fruits rouges, mon dessert favoris. Une fois la note payée, nous enfilâmes tous deux nos manteaux, car il neigeait à l'extérieur. Soudain, il me regarda avec les yeux emplis de larmes prêtent à tomber. J'avais de la peine pour lui, cette chose qui c'était passé devait être grave.

"La raison pour laquelle me femme et moi sommes en conflit est que je suis tombé amoureux de quelqu'un d'autre, une larme commença à couler sur sa joue droite et je sentais à sa voix qu'il n'allait pas tarder à finir en sanglot. Je suis un homme honnête et, je ne voulais pas la faire souffrir donc je lui ai tout avoué.
- Ecoute, je ne suis pas un spécialiste en la matière, mais je trouve que tu as eu raison de lui dire. Mieux vaut qu'elle l'apprenne de ta bouche plutôt que d'une autre façon tu ne trouves pas ? Qui que soit cette femme...
- C'est toi, William...
- Quoi ? »

Sans que je comprenne pourquoi, Stephen s'avança vers moi, prit ma tête dans ses mains et m'embrasse tendrement. Je sentis alors une de ses larmes couler sur ma joue, à moins que ce fut la mienne...

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Ven 5 Mar - 22:50

Chapitre 8

Sur le moment, je ne comprenais pas ce qui se passait. Il continuait de m'embrasser et moi, je le laissais faire. Je faisais même plus : je le lui rendais. Lorsqu'il posa ses lèvres sur les miennes, je sentis des papillons dans mon bas-ventre. J'aimais cette sensation ! C'était comme notre premier baiser à Alicia et à moi. Je commençais à ouvrir mes lèvres pour le "laisser passer" et il se fit plus insistant. Le baiser ne dura que quelques secondes, mais il me parut duré une éternité, le temps s'était arrêté au moment où il s'est approché de moi. Je sentais ses mains parcourir ma tête puis il descendait sur tout mon corps paralysé par la magie de ce moment.

Soudain, je réalisais ce qui se passait lorsque j'aperçus les regards consternés d'un couple de vieux non loin de nous. Ils devaient sûrement sortir du restaurant, car il me semble les avoir entrevu quand je dînais avec Stephen. Je pouvais comprendre leurs regards, car, après tout, nous étions deux hommes en train de s'embrasser. Je me retirai brusquement, achevant notre étreinte passionnée. Mais que m'arrivais-t-il ? Je regardais Stephen, il semblait perdu et désespéré. Il appela un taxi qui arriva deux secondes plus tard. Il monta dedans sans dire mots, me laissant seul sur le trottoir ; j'étais complètement inerte. J'étais tel une statue. Je ne sais pas combien de temps j'étais resté dans cet état cathatonique. Je voyais les gens passer et la neige, sur mes épaules, atteignait presque les cinq ou seps millimètres. Je repris conscience lorsque je vis un petit garçon devant moi qui me fixait. Soudain il me dit en souriant "T'es une statue monsieur ?", là, sa mère l'appela et il partit en direction de cette-dernière. Je commençais à marcher, tout en me débarrassant de la neige sur mes épaules. Que devais-je faire ? Rien ne serait plus pareil entre Stephen et moi, ça ne faisait aucun doute. Je ne savais plus quoi penser. Ces sentiments que j'éprouvais envers Stephen depuis plusieurs jours, était-ce de l'amour ? Comment pouvais-je aimer deux personnes en même temps. Alicia et moi sommes ensemble depuis si longtemps qu'une banalité s'était installé dans notre couple, mais cela n'expliquait pas mon action de tout à l'heure.

Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé ce baiser, mais je le regrettais sincèrement. Je ne revenais pas de ce que je venais d'accomplir. Je repensais alors aux regards effarés du couple de vieux. Que ferait Alicia si elle apprenait ça ? Mais devais-je lui dire ? Je ne savais pas quoi faire. Je pensais que c'était juste un moment de faiblesse, mais même en me disant ça, je savais que les conséquences allaient être néfaste pour moi et surtout pour Stephen, car j'étais à l'origine de la dispute qu'il avait avec sa femme. Je continuais de marcher dans la rue, le trajet ne devait faire qu'une dizaine de minutes, cela faisait une demi-heure que j'étais dans la rue. Mon esprit vaquait dans tous les sens, je marchais sans m'en rendre compte. Je ne savais quelle serait ma réaction quand je serais face à Alicia. j'étais un homme honnête, mais dans le cas présent, valait-il mieux dire la vérité, mais risquer de perdre la femme que j'aimais ? Ou bien la lui cacher en espérant qu'elle ne découvre rien ? J'étais face à un terrible dilemme et il ne me restait plus que quelques secondes pour prendre ma décision finale.

Une fois que le pallier, j'hésitai fortement à entrer. Cependant, il le fallait bien. Je pris une grande inspiration, pris un air qui ressemblait à ma norme, mis la clé dans la serrure et ouvrit la porte de l'entrée aussi doucement qu'un voleur qui essaierait de me dévaliser. Toutes les lumières étaient éteintes, Alicia était sûrement fatigué de sa journée tout comme moi qui était fatigué de mes émotions. Cela me laisser un peu de répits avant la journée qui m'attendait le lendemain, j'avais toute la nuit pour réfléchir. J'entrai dans la salle de bain, je fis couler de l'eau froide et je m'en appliquai sur mon visage et sur ma nuque. J'entrai alors dans ma chambre, Alicia dormait. Je retirai mes vêtements, je les posai à coté du lit et je fis tout mon possible pour ne pas réveiller ma femme. Je m'installai et, soudain, je sentis sa main froide parcourir mon dos au niveau dans ma colonne vertébrale.

« Ton dîner s'est bien passé mon chéri », me dit-elle sur un ton assez endormi. Mon coeur s'emballa de nouveau, je ne savais quoi répondre. Le délai de mon dilemme venait d'être ajournée, pour mon plus grand malheur. Je ne pouvais pas la regarder dans les yeux et, surtout, je ne le voulais pas, car je n'aurai pas su lui mentir. Ma décision était donc prise.

« Rien d'important à dire, c'était un rendez-vous d'affaire normal et sans importance.
- Et c'était pour ce "rendez-vous normal et sans importance" que tu étais autant excité aujourd'hui ? Tu vois, je te l'avais bien dit que ça ne servait à rien d'être aussi tendu, mais tu as quand même gagné un massage qui était très bon, tu dois le reconnaître.
- Oui, en effet.... »

Elle se retourna puis je suppose qu'elle se rendormit. Quant à moi, je regardais la pleine lune dehors, les nuages étaient partis. Je repensais une nouvelle fois à Stephen et son baiser, ainsi qu'à cette sensation nouvelle qui m'habitait à présent, sans savoir pour autant sa nature. Sans m'en rendre compte, la lune devenait de plus en plus floue et sombre, signe que mes paupières commençaient à se fermer, Morphée pouvait m'accueillir dans son monde qui, comparé à celui-ci, est un monde d'insouciance...

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Lun 8 Mar - 0:21

Chapitre 9

35°C
Je regardai la rue devant moi, les gens passaient si vite que je ne pouvais même pas voir leurs visages. Le soleil tapait fort à ce moment-là et je me souviens même que je devais retirer ma veste alors que la veille, il avait neigé. Soudain, je sentis des mains sur mes hanches, soulevant délicatement mon T-shirt en coton blanc. Bizarrement, je ne me défendis pas, car j'avais l'impression d'être en parfaite sécurité et que je n'avais vraiment rien à craindre de cette personne. Je ne savais pourtant pas qui était derrière moi, tout ce que je savais, c'est qu'il y avait bien quelqu'un. Les mains de ce mystérieux inconnu se trouvaient sur mes hanches puis remontèrent doucement sur mes côtes. Je ne me retournais pas, voulant préserver ce moment qui me faisait sentir des frissons de plaisir dans tout mon être. Un souffle chaud et parfumé parcourra ma nuque, il avait une odeur puissante et enivrante.

40°C
Malgré cette situation, les gens qui continuaient de passer devant ou derrière moi ne se retournaient pas, ni ne nous lançaient un regard médisant comme ce couple de vieux lorsque Stephen et moi nous nous embrassions. Ils continuaient de passer, et de plus en plus vite à un point tel qu'ils ne devenaient plus que des apparitions floues. Les mains de mon mystérieux inconnu étaient maintenant remontées au niveau de mon torse, laissant apparaître mon corps à la vue de tous. Je ne voyais toujours aucune réaction ne serait-ce qu'infime de la part des passants presque invisibles maintenant. Soudain, je retirai moi-même mon T-shirt. Le soleil tapait sur mon corps et je sentais que la température augmentait de plus en plus à force que mon inconnu faisait monter ses mains sur mon corps. C'est alors qu'elles arrivèrent au niveau de mon visage, je ne pouvais faire autre chose que de me retourner.

45°C
Mon regard se porta en premier vers le bas, ne voulant pas découvrir qui était cette personne qui m'enlaçait depuis quelques minutes déjà. Plus mon regard montait, plus je reconnaissais cette personne. Elle avait les mêmes vêtements que la dernière fois où nous nous sommes vus : c'était Stephen. Une nouvelle fois, sans que je ne m'en rende compte, il m'embrasse de nouveau. Cette fois-ci, je n'attendis pas et je savais parfaitement ce qui m'arrivait. J'ouvris ma bouche et il fit de même. Mes mains se baladèrent sur son corps et je retirai hardiment ses vêtements puis je les jetais par terre. Lui, il continuait de m'embrasser et il retira ma ceinture, je fis de même. Ses lèvres se retirèrent des miennes et virent se mettre sur ma nuque. Une de mes mains caressait le derrière de son crâne et tirai ses cheveux châtains, tandis que l'autre était posée sur son bassin et le collait contre mon propre corps. La chaleur commençait vraiment à devenir étouffante, mais cela ne m'importait pas. Je ne voyais même plus les passants, Stephen et moi étions seuls au monde, pour notre plus grand plaisir...

50°C
Stephen me poussa alors contre un mur qui était chaud lui aussi. Il retira mon pantalon et je retirai le sien. Mes mains étaient maintenant sur ses cuisses et les siennes étaient dans mon dos. Il m'incita à me tourner, ce que je fis, mettant fin à notre étreinte. Je cambrai mon dos et lui m'enlaça une nouvelle fois et il entra en moi. Mon plaisir fut si intense que je ne pus m'empêcher de laisser sortir un souffle rauque venant de ma gorge. Il commença ses va et viens en moi, de plus en plus fort et de plus en plus intense. J'entendais que lui aussi prenait du plaisir, car il laissait des gémissements parcourir mes oreilles. Je me redressai et mon dos vint se coller contre sur corps brûlant et en sueur lui aussi. Je tournai ma tête et il fit de même et nous nous embrassâmes une nouvelle fois et je levai mon bras de façon à ce que je réussisse à caresser sa nuque une nouvelle fois. Le plaisir monta, monta et monta encore, la température faisait de même. Je ne pouvais plus me contenir plus longtemps : je me laissais aller et je sentis que lui faisait pareil en moi. Nous nous arrêtâmes un instant pour respirer, sans dire un mot et je me retournais.

0°C
Un vent froid et glacial vint alors me parcourir le corps et la nuit tomba brusquement, il commençait à neiger. Je vis au loin une silhouette dans la lumière d'un réverbère, je courrais vers elle pensant que c'était Stephen. Je me trompais. Plus je m'approchai, plus la silhouette devenait clair et nette, et la personne qui se trouvait devant moi n'était pas celle que j'attendais : c'était Alicia. Les passants refirent leur apparition et cette fois, ils me regardaient tous d'un air choqué, et certains même me montraient du doigt. Je regardai une nouvelle fois Alicia qui pleurait à ce moment-là. Elle s'éloigna de moi, tout en me regardant. Elle restait statique, mais son image s'éloignait de plus en plus et j'avais beau courir pour essayer de la rattraper, cela ne servait à rien. Soudain, j'entendis dans un murmure "Comment ?", c'était la voix d'Alicia. Je courais de plus en plus vite et criais son nom. Mes yeux étaient pleins de larmes et je dus les fermer pour les chasser. Lorsque je les ré-ouvrit, j'étais dans ma chambre, dans mon lit et assis, en sueur. Ce n'était finalement qu'un rêve. J'étais perdu, je ne savais pas quel jour il était, ni quelle heure et qui était à coté de moi dans mon lit. Morphée m'avait joué un sale tour cette nuit.

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MessageSujet: Re: Love Earth - A Prescription Sentiment   Jeu 9 Déc - 0:06

[Voilà mon nouveau chapitre, désolé du retard mais j'avais plus la flamme de l'écriture ces temps-ci mdr]

Chapitre 10

J'essayais tant bien que mal de me rendormir, mais rien n'y faisait ! L'image de notre étreinte avec Stephen hantait mon esprit et le cri glacial d'Alicia me donnait des frissons dans tout mon être. Mon coeur et ma tête vacillaient entre chaleur et froid polaire. Je continuais de regarder le rayon de lune qui entrait dans la chambre, comme si cet astre pouvait me donner une réponse, stupide ! Je décidai de me lever, tout en faisant attention de ne pas la réveiller, il fallait que je me prépare à l'affronter de nouveau, et cette fois elle sera en pleine possession de ses moyens, elle verra immédiatement que quelque chose ne va pas bien, c'est une qualité que j'ai toujours apprécié chez elle, mais dans ce cas je donnerai n'importe quoi pour qu'elle ne l'aie pas...

Je tournais en rond dans le salon, puis dans la cuisine, dans le couloir, et dans d'autres pièces. J'ai dû faire le tour de l'appartement une bonne dizaine de fois, je ne pensais plus qu'à une seule chose : Stephen. Je ne savais pas ce qui m'arrivait, comment pourrai-je le savoir après tout ? Je n'ai même pas put lutter contre son baiser devant le restaurant, peut-être n'en avais-je pas envie non plus. Tout se bousculais dans ma tête, une vraie torture ! Mon coeur battait fort contre ma poitrine, tellement fort que je pouvais sentir les vibrassions sur mes tempes. Ma respiration était saccadée, comme si je venais de courir le marathon de New-York, je transpirai, je ne me sentais vraiment pas bien, physiquement et moralement. Je m'allongeai sur le canapé et mes yeux se fermèrent d'eux-mêmes.

************************************************

La seule chose que je me souvenais de ce rêve était un grand vide, énorme, il faisait noir, le néant m'entourait ! Je cherchai la sortie, j'allais de droite à gauche, changeais constamment de direction, j'avais l'impression de ne pas bouger d'un pouce. Soudain, apparut une lumière avec un visage à l'intérieur. C'était trop lumineux pour que je réussisse à distinguer la personne, c'est alors que j'entendis la voix d'Alicia en train de m'appeler. J'ouvris les yeux, je vis son visage, d'habitude souriant, interrogateur. Cette crainte que j'avais la nuit dernière remonta, formant une boule dans ma gorge...

" Pourquoi tu as dormi ici cette nuit ?
- Je...je n'arrivai pas à dormir, j'ai donc marché un peu dans....dans l'appartement et...j'ai dû m'endormir ici.
- Quelque chose ne va pas ?"

C'était la question que je redoutais le plus ! Il fallait s'en douter après tout...elle aurait passé la nuit sur le canapé elle aussi, que je lui aurai posé la même question. Il fallait que je réagisse vite ! J'ai pris ma mine la plus naturelle possible et je lui ai répondu avec un ton calme et posé "J'ai un peu mal à la tête, j'ai dû trop boire hier soir, je vais prendre un cachet et ça passera". Je n'ai pas besoin de vous dire que je voyais dans son regard qu'elle ne m'a pas crue totalement. Je me redressai et elle se pencha vers moi pour m'embrasser, elle le fit. Je me sentais coupable, même si ce qui s'était passé hier soir n'était pas de ma faute, du moins pas entièrement.

"Bon, je dois aller travailler, repose-toi un peu mon chéri, je t'aime !
- Merci, je t'aime aussi
- Je te dis à ce soir, je t'appellerai dans la journée pour voir comment tu vas
- Très bien, à ce soir !"

***************************************

La journée se déroula comme nuit qui l'a précédée ! Je tournais en rond dans l'appartement, mais comment faire passer le temps plus vite ? Mes yeux restaient fixés sur le téléphone, l'envie de téléphoner à Stephen était insoutenable, il fallait que je lui parle, comprendre ce qui s'était passé. Ne pouvant plus me retenir plus longtemps, je me dirigeai vers le téléphone, mais celui-ci me prit de court ! Il sonna, j'hésitai à décrocher, mais je le fis quand même, avec une boule dans le ventre.

" Allo ?
- ...
- Allo ?
- ...
- Stephen ?"

Mon interlocuteur raccrocha, je n'ai pas pu savoir qui était cette personne. Soudain, le téléphone sonna de nouveau. Sans hésiter cette fois, je le décrochai, espérant entendre SA voix.

"Stephen ?
- Non c'est Alicia. Je t'appelle pour savoir comment tu vas. Tu te sens mieux ?
- Oui chéri, merci beaucoup.
- Tu attends un coup de téléphone de ton éditeur ?
- On peut dire ça comme ça, oui...
- Très bien, je vais raccrocher alors, je ne vais pas te déranger plus longtemps, je te fais de gros bisous et à ce soir mon amour !
- Ok, à ce soir chérie !"

Mon coeur recommença à battre fort dans ma poitrine, je me demandais même s'il n'allait pas sortir de ma poitrine. Je restai là, immobile, mon esprit étant sûrement ailleurs, peut-être avec LUI. Soudain, le téléphone sonne de nouveau, je sentais au plus profond de moi que c'était lui, je ne saurai pas l'expliquer, mais il n'y avait qu'une seule façon de le savoir !

"Allo ?"

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